Hello AI World
Je suis développeur, et mon métier ne sera plus jamais le même.
Qui suis-je ?
Dans le jargon, je suis ce qu’on appelle un nerd.
Passionné par la technologie, mais surtout par la création d’outils concrets, ceux qui produisent de vrais résultats sur le terrain.
Depuis plus de vingt ans, je construis des logiciels.
D’abord par curiosité, ensuite par métier, et aujourd’hui avec une conviction claire :
le logiciel n’a de valeur que s’il résout de vrais problèmes.
Je suis ingénieur en développement logiciel et entrepreneur, basé en Suisse.
2003 : La découverte de la programmation
J’ai découvert la programmation en 2003, à l’âge de 13 ans.
Mon premier langage ? Visual Basic 6.
À ce moment-là, j’ouvre sans le savoir la porte sur un monde totalement nouveau.
Un monde où l’on peut créer quelque chose à partir de rien, tester, casser, recommencer, sans limites réelles.
Très vite, je multiplie les expérimentations :
- Création de jeux vidéo
- Développement de sites web
- Petits logiciels
- Automatisation de tâches bien avant que le terme devienne populaire
Ce n’est pas encore un métier.
C’est une fascination.
2012 : De la passion au métier
Sans surprise, j’oriente mes études vers le développement logiciel.
En 2012, je deviens officiellement ingénieur.
Mais surtout, je découvre la réalité du terrain :
des contraintes métiers, des utilisateurs, des délais, et une évidence:
le code n’est jamais une fin en soi.
En parallèle de mes études, je co-fonde ma première entreprise.
Je commence alors à commercialiser mes compétences, à livrer des projets, et à comprendre ce qui fait réellement la valeur d’un logiciel dans un contexte business.
Créer des produits qui comptent
Ce qui me fait vibrer n’a jamais été la technologie pour la technologie.
Ce qui me motive, c’est de concevoir des produits utiles, qui font gagner du temps, simplifient des processus et s’intègrent dans la réalité des entreprises.
Des outils que les gens utilisent, pas des démos.
2015 : Panipro et le logiciel métier
En 2015, je rejoins l’équipe Panipro, spécialisée dans le développement de solutions logicielles pour le secteur alimentaire.
Aujourd’hui, j’y suis associé.
Nous développons des outils utilisés quotidiennement par des artisans, des producteurs et des entreprises du domaine alimentaire : un environnement exigeant, très concret, où le logiciel doit être fiable, précis et pragmatique.
2020 : QR Pay et l’entrepreneuriat produit
En parallèle, en 2020, je fonde QR Pay.
L’objectif est clair : faciliter la gestion administrative des indépendants et des PME suisses.
Facturation, paiements, automatisation, toujours avec la même obsession :
réduire la friction et permettre aux entrepreneurs de se concentrer sur leur vrai métier.
2022 : La rencontre avec l’IA générative
En 2022, lors d’un séminaire d’entrepreneurs à Paris, je découvre la version publique de ChatGPT (3.5).
Ce soir-là, je passe une bonne partie de la nuit à l’explorer.
Très vite, je comprends que je ne suis pas face à un gadget, mais à un outil qui va profondément transformer mon quotidien de développeur.
Je fais partie de la génération Stack Overflow.
Chercher, lire, comparer, adapter : parfois pendant de longues minutes, voire des heures.
Avec ChatGPT, quelque chose change radicalement :
- Les réponses arrivent plus vite
- Le contexte est compris
- Les échanges deviennent interactifs
Naturellement, je commence à intégrer ce type d’outil dans mon travail quotidien.
Pas pour remplacer la réflexion, mais pour l’augmenter.
Et maintenant ?
Aujourd’hui, une question s’impose naturellement :
Comment l’intelligence artificielle est en train de transformer le métier de développeur ?
Pas dans dix ans.
Pas en théorie.
Mais ici et maintenant, dans des produits concrets, utilisés par de vraies entreprises.
C’est cette réflexion qui m’amène à la suite.
Ma vision du métier de développeur à l’ère de l’IA
Avant 2022, j’avais déjà une conviction assez forte :
le métier de développeur allait évoluer.
Avant l’IA générative : le développeur comme intégrateur
Depuis plusieurs années, on écrit de moins en moins de code “from scratch”.
Le rôle du développeur glisse progressivement vers celui d’un intégrateur de briques logicielles.
Backend, frontend, base de données, services externes, APIs…
Le vrai défi n’est plus d’écrire chaque ligne, mais de concevoir un système cohérent, fiable et maintenable.
C’est exactement cette approche que j’utilise depuis longtemps avec des frameworks comme XAF, qui permettent déjà de :
- Intégrer rapidement de nombreux composants
- Automatiser une grande partie du socle technique
- Se concentrer sur la logique métier, là où se crée la valeur
L’IA ne fait qu’accélérer cette tendance.
Avec l’IA : décrire l’intention plutôt que la syntaxe
Les outils d’IA vont plus loin.
Ils permettent de formuler ce que l’on veut obtenir, sans nécessairement connaître par cœur la syntaxe d’un langage ou les détails d’une API.
On se rapproche d’un nouveau paradigme :
expliquer des règles métiers,
décrire un comportement attendu,
puis guider l’outil pour qu’il implémente la solution.
Mais attention : cette promesse ne fonctionne que si l’on comprend réellement ce que l’on fait.
Le métier de développeur est-il toujours un métier d’avenir ?
Ma réponse est claire : oui.
Mais pas pour les raisons que l’on entend souvent.
Les concepts fondamentaux de la programmation restent essentiels :
- Comprendre ce qu’est un langage
- Savoir comment un compilateur fonctionne
- Connaître les bases de la gestion de la mémoire
- Comprendre ce qui se passe “sous le capot”
- Savoir comment gérer une base de données
C’est durant mes études d’ingénieur que j’ai réellement acquis cette compréhension.
Et aujourd’hui encore, elle est indispensable.
Les outils d’IA générative peuvent accélérer l’écriture du code.
Mais ils ne remplacent pas la compréhension.
Sans cette base, il devient très difficile :
- De guider correctement l’IA
- De détecter quand elle part dans la mauvaise direction
- De produire un logiciel fiable, prêt pour la production
Quand j’utilise l’IA et quand je ne l’utilise pas
Dans mon quotidien, j’utilise l’IA de manière ciblée.
Elle performe pour :
- Tester une nouvelle technologie
- Créer rapidement un prototype
- Explorer plusieurs solutions possibles
- Éviter le syndrome de la page blanche
En revanche, pour des projets legacy, déjà en production chez des centaines de clients, la prudence est de mise.
On ne peut pas simplement :
laisser une IA générer du code
et espérer que tout fonctionnera correctement.
Dans ces contextes, les bonnes pratiques restent incontournables :
- Tests automatisés (TDD)
- Intégration continue (CI)
- Déploiement maîtrisé (CD)
- Revues de code et compréhension humaine
L’IA devient alors un assistant, pas un pilote automatique.
Le phénomène du “vibe-coding”
Un effet positif de l’IA, c’est l’ouverture du développement logiciel aux non-développeurs.
Aujourd’hui, il est possible de :
- Créer une application simple
- Automatiser un besoin personnel
- Expérimenter sans maîtriser un langage de programmation
C’est une excellente chose pour comprendre comment fonctionne un logiciel et donner vie à des idées.
Mais là encore, une limite apparaît.
Créer une application rapidement est une chose.
Créer un logiciel robuste, maintenable et capable d’évoluer pendant des dizaines d’années en est une autre.
Sans la maîtrise des concepts fondamentaux, le “vibe-coding” atteint vite ses limites.
Ce que je veux partager ici
Sur mon site, je partage :
- Ma vision du métier de développeur à l’ère de l’IA
- Comment j’utilise concrètement ces outils dans mon quotidien
- Les produits et fonctionnalités que je développe grâce à eux
- Ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas
Juste du retour d’expérience, du terrain, et une réflexion honnête sur l’avenir du logiciel.
Si ces sujets vous intéressent, je partage régulièrement mes réflexions, mes expérimentations et mes projets.
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